mercredi 27 avril 2016

Compte-rendu - L’embuscade de Valder

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Antho (Béran le béornide), Maxime (Caranthir l'elfe), Camille (Torik le nain) et surtout Lise (Brunhild femme des bois) / Lieu : Roll20 / Date : 26/04/16


Un grand Merci à Lise pour la rédaction du compte-rendu.

Automne 2946

L’aube pointe en ce début d’automne et les premières rougeurs des arbres s’esquissent avec les rayons du soleil. Les 5 compagnons s’éveillent d’une nuit qui leur fait retrouver vaillance, même si les restes de certains cauchemars s’attardent encore sur leurs traits : celui d’un roi pendu pour Lifstan, celui d’un frère sans tête pour Brunhild, celui d’une nouvelle séparation pour Torik, celui d’une terre sans elfes pour Caranthir, celui d’un homme trop faible pour combattre pour Béran… Mais aucun n’en laisse rien paraître et leurs esprits sont clairs et décidés : en ce jour ils se rendent au Vieux-Gué pour tendre une embuscade à Valder et sa suite.
La troupe se met en marche pour les quelques heures qui les séparent du village du Vieux-Gué, après avoir enterré à la hâte les corps des deux gardes qui avaient eu le malheur de croiser leur route la veille.

Les forces de Dame Irimë déclinent à mesure que la tête momifiée exerce tout son pouvoir d’attraction. Jusqu’à quand la Dame Elfe résistera ? Sa force sera-t- elle suffisante pour attirer Valder hors de sa base de Pierregué ?

Arrivés au gué, les compagnons prennent connaissance des lieux. Les villageois accueillent chaleureusement celles et ceux qui accompagnent leur Seigneur et régalent l’assemblée d’un déjeuner de ratatouille chaude, aromatisée d’Alfirin et agrémenté d’un peu de miel pour le plat du Maître.
A table, les compagnons imaginent les pièges et les manigances qui pourraient faire tourner l’inévitable affrontement à leur avantage.

Le temps encore clément n’a point trop trempé les routes, mais l’Anduin reste un fleuve tumultueux et périlleux pour quiconque tente de le traverser. L’ancien gué de la vielle route de la Forêt Noire reste donc incontournable pour Valder s’il souhaite rejoindre ce qu’il convoite.
Les compagnons s’accordent sur leur plan, ils en font part au Seigneur Béorn qui acquiesce d’un grognement distrait, plus préoccupé à faire évacuer les femmes, enfants et vieillards du village par précaution.
Ainsi les compagnons mandent à leurs hôtes filet, pieux, massues, planches et pelles, et s’attèlent aux tâches : les uns installant un long filet à un mètre de la berge ouest du gué, maintenu par deux pieux profondément enfoncés, pour bloquer tout passage des chevaux qui tenterait d’accéder à la route du Haut Col ; les autres piochant et vidant l’entrée est du gué, entre les deux vieilles piles de l’ancien pont, puis recouvrant la fosse de planches.

Caranthir, Cendre et Dame Irimé se préparent alors à leur ascension vers les montages du Haut col, mais la route est longue, hasardeuse, et le fardeau trop pesant. Ainsi Caranthir s’en va plaider auprès de Béorn, qui semble se recueillir auprès d’un bosquet.
« Maître Béorn, le plan que nous vous avons soumis repose sur l’attirance de Valder pour la tête momifiée portée par Dame Irimë. Ne tentons pas le mauvais sort à risquer Valder nous rejoindre ou Dame Irimë succomber à l’ombre. Seigneur, accordez nous quelques poneys pour voyager vers les hauts cols et ainsi préserver la santé fragile de celle sur qui tout repose à présent. »
Béorn se tourne alors de mauvaise grâce vers l’Elfe, le toise et lui accorde dans un soupir las : « Je vous prête un poney. S’il advenait que vous ne me le rapportiez point, je m’en souviendrais, tenez-le vous pour dit. »

Béran intrigué par la position assise de Béorn s’approche alors et s’aperçoit qu’il converse avec un furet. « Seigneur, vous qui parlez avec les animaux, n’enverriez-vous point un oiseau en reconnaissance pour s’assurer de la progression de Valder ? »
Et Béorn de soupirer en saluant le furet et reprenant son chemin : « Ils seront là d’ici la fin du jour ».

Cendre installa sa Dame sur le poney avec la tête et le sac de vivre. Elle porta un regard sur l’assemblée, regard qui s’attarda une seconde de plus sur Torik, seconde qui lui parut une heure ; et s’adressa à Caranthir : « Allons, le temps presse ». Ils franchirent le gué et entamèrent leur course vers les cimes. Très vite ils s’enfoncèrent dans les méandres des collines qui parsèment la plaine jusqu'au contrefort des Monts Brumeux. Au loin l’énorme barrière montagneuse aux sommets enneigés se dessinait à l'horizon.

Beran et Lifstan se postèrent alors sur la rive ouest avec une dizaine de gardes et armèrent le filet solidement, à fleur d’eau.
Brunhild et Torik s’installèrent derrière les piles du pont, apercevant les archers du village prêt à bondir en haut des piles.
Béorn et ses 25 hommes se fondirent entre les maisonnées tandis que les gardes et villageois du gué prirent place dans la caserne.

Le silence s’installa, tout comme la nuit.

Plus loin, les quelques kilomètres parcourus par les Elfes eurent raison de leur souffle et ils marquèrent une pause au virage de la route. La vigilance de Caranthir empêcha tout répit : au loin ces formes sombres, laides, hirsutes… nul doute, une troupe de chasseurs orques arpentait la même route. « Vous n’êtes point seul à les remarquer », l’informa Cendre. « Alors je préconise vigilance et précaution, quittons la route vers le sud et sans trop nous en éloigner, c'est le seul chemin qui mène au haut col. », décida Caranthir.

Et le silence se rompit. Les sabots portant une quarantaine de soldats se firent entendre, Valder et sa troupe passèrent l’entrée du gué et s’engouffrèrent dans les eaux sombres. Quand les premiers chevaux se heurtèrent au filet, la bataille commença. Les flèches fusèrent, les derniers chevaux firent demi-tour et les planches furent retirées. Les pattes furent brisées, les soldats écrasés, les épargnés périrent sous les coups de haches de Torik et Brunhild.
Les cœurs des compagnons s’emplirent d’orgueil, le piège fonctionnait et se refermait sur les serviteurs de l'Ombre.

C’est alors que l’eau bouillonna tout autour de Valder. Jamais de mémoire de Béornide on avait vu l’Anduin bouillonner. Quelle était-ce cette sorcellerie ?
Lifstan cria de la berge « Voyez la magie maléfique de Valder, visez le, il faut le mettre à bas ! ». Les dernières flèches fusèrent et se perdirent dans le tumulte des remous, sous les regards désabusés et angoissés des archers aux carquois vides.

Un léger frisson parcouru alors l’échine de Caranthir.

Brunhild tenta de s’immerger dans l’eau pour approcher mais celle-ci était chaude, visqueuse et si sombre. Un poisson envoyé par Béorn tenta de se faufiler mais se perdit entre les sabots et les bulles nauséabondes.

Un éclair fugace se fit entre les arbres noirs des cimes. Un feu, les orques installaient leur camp, si proche. Dame Irimë semblait au plus mal et Caranthir s’inclina : « Ma Dame, vous avez fait preuve d’une grande dévotion, mais votre souffrance m’est insupportable. Je vous prie de me laisser prendre la tête afin de reprendre des forces ».  Il mit la main sur le sac portant la tête et la porta à sa ceinture sans entendre les protestations murmurées par Irimë.

Cendre se retourna alors et dit d’une voix basse « Ces orques semblent se rapprocher, que faire ? » « Je ne pensais pas non plus croiser des orques dans les Monts Brumeux, ils doivent être à notre recherche, mais cette nuit ils ne pourront nous atteindre, allons au Sud, je connais un abri près d’un marécage, allons nous y reposer une heure. »

Soudain les cavaliers de Valder sortirent de la brume et chargèrent vers le vieux gué. Ils foncèrent sur les archers et les gardes qui tombèrent avec eux dans la fosse, maintenant presque pleine, n’offrant presque plus d’obstacle au passage de Valder.
Lifstan et Béran contournèrent le filet et entreprirent une course lente pour traverser les 600 mètres qui les séparaient maintenant du cœur de la bataille.
Valder et quelques-uns de ses hommes traversèrent, Torik l’accueilli revêtu de son Heaume, un ouvrage noble, fin mélange de cuivre et d’acier gris, gravé d’une rune. Le regard illuminé du nain monopolisa toute l’attention de Valder et de ses gardes.
Brunhild fonça alors hache au-devant à travers les gardes, en blessant grièvement tous ceux sur sa course. L’un d’entre eux se brandit devant elle et dans un mouvement rapide elle tourna sur elle-même, empoigna de sa main gauche la dague cachée dans sa bottine et la planta sans un bruit dans la nuque du dit garde. Il tomba sans comprendre et ne restèrent que les regards abasourdis pour voir Brunhild reprendre sa course en direction de Valder.

Torik asséna un coup terrible aux jarrets du cheval de Valder et celui-ci s’effondra, laissa choir son maître et la sinistre tête momifiée contre la caserne.
Lifstan et Béran, essoufflés, arrivèrent à la rive est. Lifstan tenta de sauter le piège mais y tomba, sans doute alourdi par l’eau qui s’était infiltré dans toute son armure ? Il se coinça entre le flanc d’un cheval et le corps d’un mourant.

Brunhild à l’approche de Valder tenta de lancer sa hache pour la planter à l’oreille de son ancien maître, mais celle-ci manqua sa cible et alla se planter dans la porte à quelques centimètres de Torik qui la dévisagea, inquiet par tant de maladresse. Sans doute l’émotion de se confronter à l’assassin de son frère ?
Ou serait-ce l’aura des Elfes qui viendrait à manquer ? Ou encore l’ombre et le pouvoir maléfique de cette tête qui jouaient de vilains tours aux compagnons ?

Enfin, Béran arriva à extirper Lifstan et tout deux arrivèrent aux côtés de Valder, pointant leurs épées sur sa gorge.
« Vous avez perdu Valder. Vos hommes sont cernés. Le mieux que vous avez à faire est de vous rendre et de nous remettre la tête ».

Brunhild s’empara de la tête et la tendit à Béorn qui arrivait sur les lieux « Tenez mon seigneur, jugez-le et cachez cette immondice »

Béorn n’hésita point « Ranagast m’a mis en garde contre cet objet. Je prends l’homme et le reste ne me concerne pas. »

C’est alors qu’un corbeau vint se hisser sur le Heaume du Nain et lui susurrer à l’oreille.
« Cendre est en danger ! Il nous faut aller ! » hurla Torik.
Alors les compagnons reprirent leurs armes et leurs courages et s’engouffrèrent de nouveau dans les eaux sombres de l’Anduin, à la poursuite de leur frère elfes et de ces dames, direction le Haut Col des Monts Brumeux, et au-delà, Gobelinville…

mercredi 6 avril 2016

Compte-rendu - Le miroir de Balloïn 2

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Antho (Béran le béornide), Maxime (Caranthir l'elfe), Camille (Torik le nain) et surtout Lise (Brunhild femme des bois) / Lieu : Roll20 / Date : 05/04/16

Fin d'été 2946

Alors que nos héros se préparent pour la nuit un cor retenti sur les remparts, les gardes ont repéré une dizaine de cavaliers en approche. Beran sur les murailles est le premier à reconnaître la silhouette de Beorn à la tête de la colonne. Grimald ordonne d’ouvrir les portes et de laisser entrer la troupe.

Le capitaine Hatfic s’occupe des poneys et des suivants de Beorn alors que l’intendant Odéric accueille le changeur de peau et l’installe dans la grande salle du rez-de-chaussée pour une collation. Beorn s’installe face à Valders qui ne semble pas étonné de son arrivée, nos héros comprennent alors que cette entrevue était préparée. Beorn laisse parler le vieux guerrier, il veut savoir ce que cet homme à la tête d'une troupe non négligeable vient faire sur son territoire. Valders reste courtois et explique que son passé violent est un vieux souvenir et que lui et ses hommes cherchent à s'intégrer pacifiquement dans la région.
Et pour preuve de sa bonne volonté Valders pose un sac sur la table, en l'ouvrant il déclare "il me semble que vous cherchiez ce criminel... voilà sa tête !". Sur la table trône maintenant la tête d'Odéric, le frère de Brunhild, présente dans la salle. Un observateur attentif aurait pu remarquer que les pupilles de la jeune femme s'étaient rétrécie légèrement à ce moment là, aucun autre signe de la fureur intérieure qui venait de l'envahir ne transpirèrent.

En se levant Beorn lança "un procés en bonne et due forme aurait été préférable", sur ces mots, suivi des siens, il monta l'escalier pour gagner ses appartements. Après le départ de Beorn, un sourire envahit le visage de Valders, un signe de soulagement comme s'il venait de gagner une bataille diffile. Il se leva à son tour et suivi de ses deux hommes et de Brunhild prit le même escalier.
Avant que la jeune femme ne quitte la pièce Lifstan lui attrapa le bras, se dégageant violemment Brunhild lança "Je n'ai pas de comptes à vous rendre"... devant son insistance elle lance un péremptoir "Adieu !"

Deux serviteurs se présentent alors torse nu, le visage couvert de boue pour débarrasser la table, les compagnons les interroge brièvement ainsi que leur proche et en viennent à la conclusion qu'une forme de folie s'est emparée d'eux. Ils pensent que tous les incidents liés aux perturbations de comportement qu'ils ont observé viennent de la tête momifiée. Il va falloir lever le voile sur ce mystère à un moment ou un autre !

Les compagnons regagnèrent à leur tour leur chambre, Béran décidé à surveiller le miroir se dissimule dans le couloir où sont situées les portes menant aux chambres de Valders, de Brunhild et le miroir de Balloïn. Après une attente fastidieuse, il voit Brunhild sortir de sa chambre habillée de son équipement de voyage, la jeune femme emprunte alors l'escalier menant au toît de la forteresse. Craignant un coup fourré il se précipite dans la chambre de ses compagnons pour les avertir.
Torik décide de rester sur place alors que Béran, Carranthir et Lifstan empruntent le même chemin que Brunhild, en arrivant sur le toit ils voient la jeune femme debout sur le parapet donnant sur le vide.
Les entendant arriver elle se retourne et lance :
"Qui va là ?
Vous n'avez à ce point aucune décence pour venir déranger une soeur qui pleure son frère ?
Toi Torik, j'aurais du m'en douter, ton odeur te précède
Et toi Lifstan l'infâme, le mal parleur... qui est aussi mal entendeur, laisse moi j'ai dit"

Béran tente d'apaiser la jeune femme mais elle se rebelle : 
Brunhild : " Et toi Beran le belliqueux, tu ne vaux pas mieux que ton ami l'Elfe qui prétend avoir le regard perçant mais qui ne voit pas plus loin que son nez".
Béran essait l'apaiser à nouveau mais la colère est trop forte : "Mon frère a été tué, mon mari a été tué, mon père est fou et je suis au service d'un tueur, comment oses-tu dire que tout va bien ?"

Lifstan craignant que la jeune femme ne se suicide l'attrape par la main, prenant un magistral coup de poing en retour, il arrive tant bien que mal à l'amener au sol. Reprenant son sang-froid la jeune femme se dit que ces hommes sont peut-être sa meilleure chance de survie. Elle se calme puis rejoint sa chambre.

Lifstan et Carranthir vont alors jeter un oeil à la sentinelle qu'ils ont placé près du miroir alors que Béran se rend dans la chambre de Brunhild. Elle l'interroge sur leur intérêt pour le miroir et Béran avoue que le miroir semble lié à une tête momifiée qu'ils ont récupéré lors d'un combat. Elle dit alors qu'elle ne sait pas grand-chose des intentions de Valders, il a insisté pour dormir en face et il possède également une tête momifiée qui amène la folie avec elle.

Un cor d'alarme retentit dans le couloir Torik, Lifstan et Carranthir se précipitent dans la cour et découvrent deux bâtiments en feu, les yeux de l'elfe lui permettent de voir un corps chuter des murailles à un endroit plongé dans l'obscurité. Il se précipite, voit un homme fuir, bande son arc et plante une flèche dans le dos de l'homme. Un homme aux yeux bridés, un homme de l'est comme nombres des suivants de Valders... Les guerriers ont profité de la nuit et de l'inexpérience des recrues de Sanctepierre pour s'introduire dans la forteresse !

Les trois héros se précipitent alors vers la forteresse mais la porte est fermée ! Un trame est en train de se jouer à l'intérieur, Beorn est en danger ! A l'aide d'une corde il arrive à rejoindre une fenêtre du premier étage.

Entendant du bruit dans le couloir Brunhild regarde par un soupirail, elle voit Valders, ses deux gardes et Evermund, qui se révèle pour l'occasion être un traître. Après une courte discussion Béran décide de sortir dans le couloir, les hommes sont partis. Il découvre le cadavre de la sentinelle appuyé contre le miroir. Puis à son grand étonnement le cadavre se relève et l'attaque, Lifstan entendant le bruit du combat se précipite pour aider son ami.

Pendant ce temps Torrik et Carranthir se précipite à la recherche de Béorn. Entendant du bruit au rez-de-chaussée ils rejoignent l'escalier rejoint par Brunhild puis par Beorn et ses hommes. Beorn ne semble pas au courant de ce qui se trame.

Pendant que le béornide et le bardide lutte contre le mort-vivant la troupe descend dans la grande salle d'entrée. Valders et ses hommes fuient vers la sortie, ils passent les portes de la citadelle suivit de près par l'elfe et le nain. La troupe de guerrier se précipite vers la porte principale de l'enceinte, l'ouvre et quitte Sanctepierre. Carranthir dans un geste vengeur abbat deux des suivants d'une flèche dans le dos avant de sauter sur un poney pour prendre Valders en chasse, Torik enfourche également une monture pour suivre l'élan de son ami.

Et ainsi se termina cette séance laissant plus de questions que de réponse :
Que cherchait Valders en venant dans la citadelle ?
Pourquoi ses hommes se sont infiltrés pour fuir un instant après ?
Valders a-t-il volontairement invoqué un mort-vivant ou était-ce un accident ?
Est-ce pour cela qu'il a fuit la forteresse ?

Pourquoi a-t-il une tête momifiée ?

mercredi 16 mars 2016

Compte-rendu - Le miroir de Balloïn 1

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Antho (Béran le béornide), Maxime (Caranthir l'elfe), Camille (Torik le nain) / Lieu : Roll20 / Date : 15/03/16

Fin d'été 2946

Nos compagnons passent une première soirée à Sanctepierre, après avoir vu les patrouilleurs de Grimald rentrer de leur mission et intrigués par le miroir qu'ils ont aperçu plus tôt ils décident de s'y rendre pour tenter de l'utiliser avec la tête momifiée. Une approche discrète de Caranthir lui permet de repérer un patrouilleur qui se tient contre le miroir et semble plongé dans une étrange confession "j'ai était lâche et faible dans cette patrouille, mais pour l'honneur de ma famille et de mon frère qui ne peut intégrer Sanctepierre je me vais me rattraper. Père je vous en fait le serment..." etc.

Les héros laisse le jeune patrouilleur finir et l'interroge sur la patrouille, Munderic les a mené au abords de Pierregué, que Valder semble vouloir fortifier, par une cloture de bois et en restaurant la tour de guet. Les patrouilleurs ont croisé et ont discuté avec les hommes de Valder, l'échange a été cordial, les hommes disent vouloir s'installer dans la région et participer à la vie de la bourgade. Ne pensant rien tirer de plus du jeune homme des bois nos quatre compagnons le laissent repartir puis s'approchent du miroir.

Lifstan et Beran font le guet, chacun à un bout du couloir pendant que Torik et Caranthir se tiennent devant le miroir de manufacture naine. Torik dans un élan inspiré se lance dans une confession "J'ai abandonné les miens pour courir après le trésor perdu de ma famille, me pardonnent-ils ?", il sent confusément que quelques chose a changé, comme une vie, une chaleur venant du miroir. Il entend la voix de son père « J’ai confiance et je suis fier de toi mon fils". Interpellé il regarde Caranthir et de son accent rocailleux lance "tu ne me fais pas une blague elfe ?", Caranthir reste coi en regardant le guerrier nain interrogatif.
Alors Torik décide d'ouvrir encore un peu son cœur, Caranthir le regarde interloqué quand il déclare "Dit miroir, est-ce mal si un nain éprouve des sentiments pour une elfe ?" Cette fois, le miroir s'éclaircir et les deux héros observent Cendre dans sa demeure. Torik tente de lui parler "Ma Dame comment allez-vous ?" Cendre semble ne pas vraiment entendre mais elle jète un coup d'œil derrière son épaule. "Si vous m'entendez prenez en main le pendentif que je vous ai offert". Cendre se redresse alors, une dague dans la main droite, instinctivement elle porte sa main gauche au pendentif qu'elle porte autour du cou. Caranthir pose la main sur le bras du nain, "ce n'est pas bien de l'observer ainsi", Torik se recule un peu et le miroir s'obscurcit.

Pendant ce temps Beran, épuisé par sa chevauché commence à s'endormir. Il rêve qu'il est en montagne, qu'à la place de jambes il a des pattes de mouflon, il court dans la montagne affolé, il ne sait pas quoi faire d'autres que courir. En fin de compte il tombe dans une crevasse et se réveille en sueur. "Voila que je deviens fou" se dit-il. Secrètement la montagne a toujours était l'endroit où il voulait être, depuis tout petit il a une attirance qui lui semble malsaine pour les hauts sommets. Il craint une sorte de malédiction qui voudrait l'attirer à sa perte.

Caranthir, toujours devant le miroir, sort de son sac la tête momifiée. En langue elfique il tente d'activer le miroir sans succès.

Lifstan a son tour est sujet à une hallucination, il entend son épée, rangée dans son fourreau marmonner. Sortant la lame de son maître il entend lui dire avec la voix de son maître "Tu n'est pas digne de moi, tu n'es qu'un enfant". Tombant à genou les mains sur la garde il demande "pourquoi maître, qu'ais-je fait ?". L'épée garde le silence mais de ses mains jointes coule du sang qui suinte le long de la lame jusqu'au sol.
Béran rejoint ses compagnons et passant devant le miroir se rappelle que chez les béornides le "rêve du moufflon" est un symbole maléfique, un avertissement à prendre très au sérieux.
Les trois compagnons rejoignent Lifstan toujours à genou et traine leur compagnon abattu dans leurs quartiers.

Une discussion animée clôt cette étrange soirée mais aucun des compagnons ne voit de signification claire à ce qu'ils viennent de vivre.

Le lendemain, comme ils lui avaient demandé la veille, Munderic, le sergent de la patrouille les réveille à l’aube. En prenant une collation ils ont confirmation que Valder, le nouveau maître de Pierregué est attendu aujourd’hui ou demain. Il a avec lui une centaine de guerriers venus du sud et cette petite armée inquiète les personnages.

Alors que nos héros discutent sur les remparts leur attention est attirée par un remue-ménage dans la cour, un jeune garçon semble être au prise avec trois poules furieuses qui semblent vouloir l’énucler. Beran se précipite  (j’ai noté cette phrase d’un héroïsme remarquable « je fonce vers l’enfant pour le dégager de l’attaque des poules »). Les compagnons sont soucieux, la folie semble se répandre dans la citadelle.

Toujours inquiets de la venue de Valder, les héros réussissent à convaincre Grimald de préparer la citadelle pour un siège, Caranthir se charge d’entrainer les archers et de leur préparer des postes de tir sur les remparts pendant que ses compagnons entrainent les troupes au sol. Torik a une petite discussion avec le patrouilleur qu’ils ont surpris la veille devant le miroir. Ce dernier lui explique qu’il est de tradition chez les recrues de se confier au miroir et que cette confession leur amène souvent des visions de leurs proches ou de l’être aimé. Grimald quant à lui ne semble nullement au courant des pouvoirs de cet artefact.

Lorsque le jour commence à faiblir une quinzaine de cavaliers s’approchent de la citadelle, tout le monde se réfugie à l’intérieur. Lorsque Valder et ses guerriers s’arrêtent à quelques mètres de la porte et mettent pied à terre Grimald accompagné d’Evermund et de Torik sortent. Sur les conseils des personnages Grimald demande à ce que Valder entre dans la citadelle désarmé, accompagné uniquement de trois compagnons. Valder remet alors son épée au commandant de la citadelle avec le sourire et choisit Brunhild, la soeur du fugitif Oderic et deux guerriers pour l’accompagner. Lifstan qui se rappelle de la violente altercation qui l’a eu avec la jeune femme se fait la promesse de lui faire payer son arrogance.

Torik s’entretien à nouveau avec le patrouilleur et lui demande d’organiser une garde nocturne auprès du miroir de Balloïn, prétextant que c’est un objet sacré pour les nains et qu’il ne voudrait pas le voir profané. Le jeune homme, trop heureux de pouvoir aider le héros nain accepte la mission. 

Le repas du soir se passe bien, Valder semble vouloir montrer patte blanche aux Hommes des Bois, se présentant comme le chef de guerriers décidés à troquer leur passé violent contre une vie civile paisible. Beran, en fin connaisseur de la nature humaine, lit cependant une tout autre histoire dans l’attitude du vieux guerrier. Il n’a pas abandonné son passé et à la façon dont il ne peut s’empêcher de fouiller du regard les coins sombres de la pièce il semble évident qu’il cherche quelque chose.
La conclusion semble évidente à nos héros : le miroir de Balloïn.


A la fin du repas les joueurs atterrés s’aperçoivent que Valder et ses compagnons ont demandé, et obtenu les deux chambres attenante au miroir. Beran décide alors de doubler la garde des jeunes recrues en restant toute la nuit caché dans un recoin du couloir. 

jeudi 25 février 2016

Compte-rendu - Phase de communauté

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Maxime (Caranthir l'elfe), Camille (Torik le nain) / Lieu : Roll20 / Date : 25/02/16


Eté 2946


La phase de communauté
Après leur arrivée mouvementée à Rosghobel, nos compagnons pansent leurs blessures et se reposent quelques jours.
Ils commencent à s'étonner de ne voir ni Dame Irimë que Cendre a confié aux bons soins de Radagst, ni le vieux magicien. Les hommes des bois leur expliquent que lorsque Radagast ne veut pas être dérangé sa demeure reste introuvable.
L'inquiétude grandit parmi nos héros et de sombres hypothèses voient le jour. Mais aucune de leur recherche n'aboutit et le temps passant les héros commencent à s'intéresser à d'autres priorité.

Cendre vient se confier à Caranthir, la tête momifiée, l'objet de pouvoir du nécromancien qui a attaqué sa communauté est toujours en sa possession et sa proximité réveille de lourds souvenirs de ses années de captivité à Dol Guldur. Caranthir pour soulager son amie accepte de lui prendre son fardeau. Ils passent plusieurs jours à discuter de la nature de cet objet. Caranthir est sûr de ce qu'il a vu, la tête parlait au magicien noir pendant le duel psychique, elle semblait lui donner des instructions, peut-être l'encourager ou l'aider magiquement.
Caranthir se lance alors dans une longue étude de l'objet, écumant tous les parchemins qui se trouvent à Rosghobel en quête de réponse. Un soir, alors que sa vigilance est quelque peu affaiblie il pose son regard sur le visage mort. La tête a les yeux ouverts et après plusieurs minutes de lutte, l'elfe de la Forêt Noire réussit à s'en détourner et à remettre la tête dans le coffret. Cet objet lui fait penser à un Palantir, une merveille créé par les elfes il y a des siècles, un objet permettant de communiquer sur de très longues distances. Il a senti quelqu'un derrière la tête, quelqu'un qui interrogeait son âme. Dans les jours qui suivent il découvre qu'un objet nain, baptisé le miroir de Balloïn pourrait les aider à comprendre ce qui se cache derrière cet objet maléfique.

Torik interroge les vieux habitants et les marchands de passage en quête d'information sur le trésor perdu de sa maison et sur le miroir de Balloïn, il n'apprend rien d'utile pour sa quête personnelle mais un vieil homme de la forêt pense que le miroir de Balloïn est gardé dans la citadelle de Sanctepierre, une très ancienne citadelle tenue par les hommes des bois à quelques jours de marche au nord, dans la plaine de l'Anduin. Puis à la fin de l'été Camille, une petite fille de Rosghobel vient le voir pour lui remettre un message "Radagast ne veut pas de cet objet ici !". Torik comprenant que le magicien parle de la tête momifiée et décide avec ses compagnons de partir vers Sanctepierre.

La forteresse
A leur arrivée les compagnons rencontrent Odéric, le jeune intendant de la forteresse qui les accueille au mieux. La forteresse a clairement connu des jours meilleurs, une vingtaine de jeunes hommes des bois composent la garnison et semblent bien insuffisant pour résister à une attaque organisée.
C'est une forme de service militaire, tous les ans chaque communauté envoie à Grimald, le commandant de la forteresse quelques jeunes guerriers pour qu'il les forme et maintienne une garde symbolique au cœur des plaines. Grimald semble prendre son rôle très à cœur, c'est un guerrier compétent, un stratège de premier ordre, un chef né et un maître d'arme impliqué auprès de ses hommes. Mais les années commencent à peser, il semble vouloir transmettre le flambeau à son neveu Odéric mais ce dernier est beaucoup plus à l'aise une plume à la main qu'avec une lance.
Les compagnons font également la connaissance d'un guerrier d'expérience, Evermud, qui seconde Grimald pour l'enseignement des armes et qui leur apprend que Valder est attendu à Sanctepierre dans les jours à venir.

Dans la forteresse vit également une communauté d'une trentaine d'homme, femme et enfant qui subviennent aux besoins des guerriers et monnayent leur artisanat avec les marchands ambulants.
Des messagers transitent également entre le vieux gué et la forteresse.

Personne à la citadelle n'a entendu parler du miroir de Balloïn mais après avoir fouillé la citadelle, les compagnons repèrent au détour d'un couloir du premier étage, un renfoncement dans lequel est incrusté une immense dalle de granit. Lisse comme un miroir et à l'évidence décoré par des artisans nains. Ils ont trouvé le miroir de Balloïn, cela ils en sont sûr.... mais comment l'utiliser ?

Un soir alors qu'ils regarde le soleil se coucher sur la plaine en compagnie de Grimald ils repèrent  une dizaine d'hommes en route vers la citadelle.

mercredi 10 février 2016

Compte rendu - L'anneau unique - Fratricide et mauvaises nouvelles 3

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Antho (Béran le béornide), Camille (Torik le nain) / Lieu : Roll20 / Date : 09/02/16



Printemps 2946

La compagnie à nouveau réunie se retrouve avec plaisir autour d'un petit déjeuner. Rapidement Caranthir se rallie à l'opinion de ses compagnons, leur mission est terminée. Ils doivent maintenant retourner auprès de Radagast et lever le voile sur les derniers évènements inquiétants : mouvements d'orques, attaque de Troll et l'assaut des hommes de l'est appuyé par un sorcier.
Après que Torik eut finit "d'embaumer" sa tête de Troll les héros récupèrent les poneys de Beorn et partent en ligne droite vers Rosghobel.

Le pressentiment
La première journée se passe sans difficulté jusqu'à la fin de l'après-midi. Alors que la nuit commence à tomber un horrible pressentiment s'empare de Lifstan "on est observé", "la mort nous cherche", "l'Ombre est proche" - le bardide alerte alors ses compagnons. L'inquiétude transpire tellement dans sa voix que tous les héros prennent leurs armes en main. Rapidement Torik repère un ensemble de blocs de calcaire en haut d'une colline, un lieu facile à défendre. La troupe s'y rend et renforce la sécurité des lieux en empilant des blocs les uns sur les autres. Béran s'occupe des poneys pendant que ses compagnons dissimulent au mieux leur présence.
Caranthir et Lifstan commence une veille attentive, après plusieurs heures, la tension retombe et Lifstan s'endors. L'elfe reste seul à assurer la sécurité du groupe. Les questions se bousculent dans son esprit. Qui est Dame Irimë ? Qui est ce sorcier qui l'a attaqué ? Il semblait venir de l'est des Terres Sauvages. Quelle est cette menace perçue par Lifstan ? Un écho des combats de la nuit précédente ? Possible.

Les ombres
L'aube se lève sur un ciel gris, un vent froid souffle du sud, une offensive hivernale en cette fin de printemps. Les compagnons reprennent la route, inquiets.  Le soleil éclaire la plaine d'une lueur malade.
Passant près de la place forte des Venya Fairë les compagnons décident de faire un léger détour pour voir comment se passe les choses chez les protégés des hommes des bois. En milieu de journée ils arrivent à la falaise de calcaire, le spectacle qui s'offre à eux est désolant, le campement a été dévasté par la bataille nocturne et les habitations troglodytes sont vides.

Les compagnons reprennent la route et décident de suivre les traces des agresseurs qui partent vers le sud. Les guerriers orientaux se déplacent à cheval, Béran estime qu'il y en a une vingtaine; en fin d'après-midi il a cependant l'impression que les choses ne sont pas aussi claires. La trace est maquillée, il semble que les cavaliers ne soient plus que 3 à 5 et qu'ils utilisent des astuces pour paraître plus nombreux. Le gros de la troupe a-t-il bifurqué sur le chemin ?
Mais le crépuscule rattrape la compagnie et les traces deviennent difficiles à distinguer. Alors que la lumière commence à baisser Lifstan repère au sud des ombres, Caranthir à son tour en repère à l'ouest.

Les compagnons mettent pied à terre, pendant que Torik allume un feu, Lifstan crée de faux corps pour tromper d'éventuels ennemis. Béran attache avec soin les poneys dans un petit bosquet situé sur un mouvement de terrain proche avant de rejoindre Caranthir qui, la lance à la main, brûle d'impatience d'en découdre.

L'assaut de l'ombre
Béran et Caranthir quittent le campement vers l'ouest bien décidé à découvrir ce qui se trame. La nuit entoure les deux compagnons et le dernier quartier de lune peine à éclairer le terrain. Alors qu'ils se sont éloignés d'un demi kilomètre une ombre attaque Béran, il prend le coup de plein fouet et rate sa riposte, avant que Caranthir ne puisse réagir l'ombre à disparu. Les deux compagnons rebrousse chemin en se protégeant au mieux l'un l'autre, dans l'ombre Caranthir devine, une dizaine, peut-être une vingtaine de créature. Une seconde attaque, fulgurante manque de surprendre le béornide mais ses réflexes le sauvent et cette fois sa hache frappe avec force l'ennemi, un corps vaste et mou, avant d'avoir pu en distinguer d'avantage l'ennemi s'est déjà fondu dans l'obscurité. Les deux éclaireurs reviennent au pas de course vers le campement. Torik et Lifstan, cachés dans les feuillages devinent à la lueur du feu une troupe d'araignée qui poursuit Caranthir et Béran.

Ils jettent dans le feu, tout le bois mort qu'ils avaient rassemblé et tentent de tenir éloignés les créatures de l'ombre en jetant des brandons enflammés. Les créatures restent à la frontière de la zone éclairée, mais les compagnons savent que le répit sera de courte durée, le terrain est humide, l'herbe est humide et le feu ne durera pas toute la nuit. Alors que les brandons périphériques s'éteignent les ennemis passent à l'attaque, des araignées géantes dont le corps semble fait d'ombre sautent littéralement sur le groupe, ces monstres sont capables de bonds de plusieurs mètres.

Torik enfile son Heaume d'Effroi mais son cri de guerre lui reste dans la gorge, trois araignées l'assaillent et le frappe durement. Lifstan de son côté tente de protéger Béran déjà mal en point, le lien qui unit les deux hommes remonte à la bataille des cinq armées, chacun ayant sauvé la vie de l'autre dans ce déferlement de sauvagerie, depuis ce jour ils parcourent les terres sauvages en frère. Caranthir utilise sa lance pour maintenir à distance cinq créatures mais en combattant aguerri il sait que leur sort est scellé devant un tel nombre d'adversaires.

Sans avertissement une araignée se jette dans le feu, étouffant les flammes de son corps, sa masse d'ombre gonfle dans un concert de cris sauvages et de cliquètements de mandibule, les araignées semblent déchaînées par ce sacrifice et redoublent d'effort pour renverser les héros. Un cri déchire la nuit Lifstan met un genou à terre, d'un coup terrible l'araignée qui lui fait face vient d'emporter une partie de son armure, le flanc ouvert sur plusieurs centimètres l'espoir abandonne le bardide.
Caranthir fouette l'air de sa lance pour maintenir un peu d'espace devant les compagnons et la hache de Torik s'abat sans discontinuer sur les monstres noirs.

Caranthir hurle des ordres "Béran, Lifstan aux poneys ! Fuyez ! Maintenant la situation est perdue !", les compagnons obéissent en une fraction de seconde. Torik se place dos à l'elfe pour couvrir la fuite des hommes. Tranche, frappe, sang et lymphe se mêlent, les oreilles bourdonnent, les pieds glissent sur la boue, les griffes tranchent furieusement la nuit et la mort hurle de joie.

Dans une charge furieuse Lifstan et Béran desserre suffisamment l'étau des araignées pour permettre à l'elfe et au nain d'enfourcher leur monture, les compagnons se lancent alors dans une chevauchée désespérée vers le sud. A leur grand désarroi les araignées les suivent et semblent tenir le rythme des poneys. Devant eux Lifstan repère une lueur blanche, très brillante, il prend la tête de la troupe en hurlant, une araignée furieuse rate Béran de peu puis une seconde réussit à frapper Lifstan.

L'anneau de Cendre
Torik se met à entonner un chant de guerre pour encourager les montures, les poneys de Beorn semblent alors revigorés, malgré la fatigue ils lancent leurs dernières forces dans la cavalcade. La lumière blanche se rapproche et Caranthir repère quatre cavaliers, les deux groupes se croisent, Cendre charge la lance en avant, à son doigt un anneau elfique, celui que Caranthir avait vu au doigt de Dame Irimë. Derrière la guide des Venya Fairë trois cavaliers elfes l'épée au clair. Torik serre les rênes de son poney et lui fait faire volte-face, il charge à la suite des elfes, les compagnons ne voulant pas être en reste font demi-tour et charge à leur tour.

Torik ivre de rage se jette de son poney la hache en avant. Un nouveau combat s'engage, appuyé par les elfes, les compagnons prennent l'avantage.
En plein course une araignée tente de décapiter Lifstan, elle se jette dans les airs mettant toutes ses forces dans un assaut dément, ses mandibules en avant sont à deux doigts de trancher le cou du bardide. Lifstan voit la mort dans les milles facettes qui lui font face lorsque soudain Béran s'interpose, le béornide prend le coup de plein fouet, son corps roule dans la poussière. Un filet de sang s'écoule de sa bouche, le guerrier reste au sol. Lifstan achève le monstre d'un coup de son épée "Venge-Maître" avant de se précipiter vers son ami inconscient.

Autour d'eux les monstres tombent les uns après les autres alors que l'aube commence à poindre à l'horizon. Pendant que Cendre et ses compagnons achèvent les monstres les plus éloignés Torik et Caranthir lutte contre une créature enragée, voyant sa fin inévitable l'araignée se jette sur Caranthir et lui plante son dard dans la jambe. Torik lui tranche d'un coup toutes les pattes du côté droit, la créature se retrouve sur le dos et le nain l'achève d'un coup terrible, défonçant l'abdomen avec le dos de sa hache. Le visage de l'elfe se voile de vert, il tend la main vers le nain, étrange ce lien qu'il sent naître entre eux "ne craint pas les ombres de l'aube mon ami" dit-il avant de s'effondrer.

vendredi 5 février 2016

L'interlude de Caranthir

Assis sur un tronc d'arbre Radagast profitait des derniers rayons du soleil printanier quand une inquiétude s'insinua dans ses pensées.
Une brise froide venue du sud, ses yeux fouillait les ombres des bois environnants comme si le danger était à quelques pas. Puis il vit une Ombre, sentit comme un coup de poing, la menace était déjà sur eux, à quelques dizaines de kilomètres au sud mais elle venait de signer sa présence par la magie noire. Des cavaliers, menés par un sorcier, pas Le Sorcier, pas un Des Sorciers, mais un sorcier déjà. Et il sentit que sa haine était tournée vers celle qui avait déjà souffert, Dame Irimë, Noldor de la noble maison de Gil-galad, aujourd'hui sous la protection de Cendre.
Il lança son plus rapide messager avertir Caranthir "Cendre protège une Noldor, l'Ombre sera sur elle avant la nuit prochaine, hâtez-vous mon ami". Au milieu de la nuit Caranthir reçoit le message et sans attendre se met en route pour rejoindre la place forte des Vinya Fairë.
Après une chevauchée où le poney de Beorn montra toutes ses capacités, Caranthir rejoint Cendre et les anciens prisonniers de Dol Guldur. De son côté, Cendre, alertée du danger a éloigné les plus faibles des siens, seuls les guerriers les plus déterminés gardaient encore la falaise de calcaire.
A la fin de l'après-midi il sembla à Caranthir entendre le cri de guerre du nain, ses compagnons devaient également de leur côté faire face à un danger.

Les forces ennemis attaquèrent à la nuit tombante, le sorcier défia Cendre en un duel de volonté, l'air se déformait, des filaments d'ombre rampaient à la surface de la falaise de calcaire vers les grottes défendues par les Vinya Fairë. Dame Irimë se montra alors, à son doigt un anneau elfique brillait d'un blanc aveuglant, durant plusieurs minutes la tension fut palpable et l'ombre semblait petit à petit gagner du terrain.

Désireux de venir en aide à Cendre, Caranthir réunit un groupe de guerriers et s'infiltra dans les rangs ennemis jusqu'au sorcier. Une grande silhouette maigre psalmodiant en une langue inconnue des incantations maléfiques, entre ses longs doigts jaunes une tête momifiée l'encourageait par des ordres brefs. Caranthir attaqua, déstabilisés, les guerriers de l'est, des hommes à la peau ambrée et aux yeux bridés prirent la fuite, protégeant la sombre silhouette. Dans la débandade le sorcier perdit la tête momifiée et Caranthir ramena son trophée à Cendre.

Dame Irimë avait laissé beaucoup de forces dans le combat psychique, Cendre rassembla ses hommes et parti vers Rosghobel pour confier la Noldor aux soins de Radagast. De son côté, Caranthir décida de rejoindre ses compagnons.

Au petit matin il entra dans Pierregué, Torik débraillé, pied nu était dehors devant un chaudron.
A cet instant Lifstan et Béran sortirent du bâtiment où ils avaient passé la nuit.
Ils virent le nain élever la tête de Troll au-dessus du chaudron et la montrant à l'elfe dire "elle sera dure comme de la pierre avant midi" puis il la plongea dans l'écume brune.
Le nain rayonnait de plaisir et de fierté, l'elfe avait quant à lui perdu de sa superbe, les vêtements déchirés, tâchés de boue, sur sa joue gauche une balafre, son visage reflétait la fatigue mais aussi un certain amusement devant la joie de son ami Torik.

Derrière eux une aube rouge se levait, du sang avait coulé cette nuit.

mercredi 3 février 2016

Compte rendu - L'anneau unique - Fratricide et mauvaises nouvelles 2

Participants : Greg (Lifstan le bardide), Antho (Béran le béornide), Camille (Torik le nain) / Lieu : Roll20 / Date : 02/02/16

Printemps 2946

La nuit se passe sans incident, dans la ferme fortifiée du vieux gué, leur nouveau statut de "Thane de Beorn", même s'il est temporaire leur ouvre toutes les portes, les béornides leur font bon accueil et les questionnent avec courtoisie sur leurs aventures passées. Au petit matin cependant Caranthir a disparu... un mot tracé de sa main apporte plus de questions que de réponses "Je dois l'avertir d'un grand danger ou le peu de rêves qui lui restent partiront en Cendre"...

Après avoir partagé un dernier repas avec les gardes du vieux gué, les compagnons reprennent la route vers le sud, les poneys du changeur de peau, merveilleuses montures à l'intelligence quasi-humaine, soulagent leurs cavaliers de bien des fatigues habituelles, même Torik se surprend à apprécier ce moyen de transport.

La traque
Béran traque le moindre signe du fugitif, sa trace est visible, il est passé il y a plus d'une semaine mais sans précautions particulières. Sa piste descend le long de l'Anduin, suivant la vieille route. En milieu de matinée les traces les mènent dans une ferme qui longe la route. Une tentative d'approche discrète échoue, le chien de la maison les repère et alerte ses maîtres. Un vieil homme amical les accueille, un jeune béornide a bien passé une nuit dans la ferme il y a plus d'une semaine mais il ne ressemblait pas à un fuyard. Il possédait une magnifique épée et semblait savoir s'en servir, était blond, les cheveux sur les épaules et habillé à la mode locale. L'homme est resté laconique sur son voyage mais a laissé une belle pièce d'argent pour remercier ses hôtes d'un soir.

La troupe repart vers le sud, après une brève collation ils rencontrent trois hommes des bois qui disent se rendre à Castel-Pic pour acheter du fer. Ils sont parti de Pierregué le matin même et y ont entendu une sordide histoire, un homme aurait surpris sa femme au lit avec un autre homme, une bagarre s'en est suivi et le cocu aurait perdu la vie. Le village ne parle que de ça, l'ambiance y est morose et les étrangers n'y sont pas bien accueillis.

Une macabre découverte... encore
Une heure de route plus tard Lifstan détecte des traces de fumée, en s'approchant les compagnons s'aperçoivent qu'il s'agit d'une cahute de pierre qui vient d'être attaqué. Des cadavres de chèvres sont éparpillés sur la route, deux murs sont éventrés et le toit de chaume s'est effondré. Un spectacle de désolation trace d'une colère aveugle, d'une méchanceté sans limite et d'une puissance effrayante.
Lifstan jette un coup d'œil à Torik, le nain relève légèrement son capuchon, son visage se durcit, ses sourcils se froncent, ses phalanges blanchies sur le manche de sa hanche semblaient animées d'une vie propre. La réaction du nain confirme ses premiers doutes, c'est l'œuvre d'un Troll !

D'un bond Torik saute de son poney et alors que ses pieds n'ont pas touché terre son bouclier est déjà ajustée sur son bras, l'agilité du nain est parfois prodigieuse ! La hache en avant il entre dans les ruines encore fumantes. Chacun de ses mouvements transpire la colère qui habite le fils de Durin mais aucun bruit ne vient troubler le murmure du fleuve, le Troll a quitté les lieux. Torik découvre le cadavre du chevrier écrasé dans la pièce unique ; un bras dévoré. Le nain n'a besoin que d'un instant pour découvrir une cachette contenant les économies de l'homme, une bourse où le béornide avait épargné en cas de coup dur et un médaillon étrange. Maître joaillier, Torik se rend compte qu'il est d'origine elfique, forgé en Ithildin, une œuvre d'art représentant une elfe, dans une forêt bordée de joncs. Un bijou digne d'une reine, un trésor dont la valeur dépassait de beaucoup tous les objets que l'on pouvait trouver dans un village béornide... étonnant.

Béran se crispe alors, depuis plusieurs minutes son instinct lui hurle que le danger est proche, que quelques choses se passe, qu'il faut bouger, tout de suite, il ressemble les compagnons et leur fait reprendre la route. Après une heure la troupe arrive au pied d'une colline, surmontée, comme nombre de collines de la région, des ruines d'une ancienne tour de guet. Derrière la colline des dizaines de hurlements humains. Les poneys les mènent rapidement au sommet du mouvement de terrain d'où ils peuvent observer un spectacle effrayant. Un Troll des collines, un monstre haut comme deux hommes et lourd comme quatre attaque le village en contrebas. Plusieurs corps jonchent déjà la passerelle qui mène aux habitations et les défenseurs semblent totalement dépassés.

Un combat légendaire
Longeant la rivière Torik se poste alors entre deux bâtiments pour attirer le monstre dans un endroit où son allonge sera moindre, Béran contourne le Troll pour l'attaquer par derrière et Lifstan se poste en soutien de Torik. Ses compagnons en place Torik enfile son heaume, il sent la masse d'acier et d'airain sur ses épaules et le regard de chacun de ses ancêtres posé sur lui. Il sent la colère se concentrer dans son ventre, la laisse envahir son corps, son visage se colle à la paroi de métal. Une force insensée l'envahit et du fond de sa gorge monte le cri de guerre de sa famille, une avalanche de sons gutturaux promettant cent plaies et milles insanités aux ennemis des siens, ces saloperies de Trolls ! Le cri rebondit contre les collines environnante et résonne dans le crâne du monstre comme un défi impossible à ignorer, plus vite qu'il n'était imaginable le monstre est sur le nain, aiguillonné par la haine du Heaume il se jette de toute ses forces dans une charge féroce.

Surpris par la fureur du monstre, Torik manque de succomber à la première charge, le lourd marteau le frappe de plein fouet, une boule de sang franchie ses lèvre, il recule d'un bon mètre. Son armure le sauve de justesse, moins bien ajustée, moins bien entretenue et sa chair aurait été meurtrie pour des semaines. Voyant le nain en difficulté Béran charge sans hésiter, frappe le monstre de dos. Le combat devient chaotique, le Troll furieux cherche à écraser, mordre, démembrer et éventrer Torik et son heaume maudit, ce visage qui lui promet souffrances et mort. Lifstan et Béran frappent de concert cherchant le bon angle pour percer la cuirasse naturelle de la maudite créature mais rien n'y fait, à peine semble-il sentir les coups. Torik commence à fatiguer, il recule à nouveau devant un coup monstrueux, le combat prend une mauvaise tournure.

La fureur s'empare à son tour de Lifstan, venue de son passé, son mentor, son maître d'arme lui hurle de s'engager, de lâcher prise et de vivre le combat comme si chaque coup était le dernier. Oubliant toute prudence il se jette alors dans le combat sans plus se soucier de sa propre vie, lâche son bouclier, grimpe sur le toit de la maison proche et se jette dans le vide l'épée brandit... la lame frappe la tête du monstre et finit sa course profondément enfoncée dans l'épaule du Troll, tranchant muscles et tendons. Béran de son côté n'est pas en reste, s'aidant de tout son corps en rotation il frappe de sa hache les jambes monstrueuses, le sang noir jaillit dans un hurlement de haine. Dans un réflexe insensé, balançant son marteau vers l'arrière la créature le frappe en retour. De son côté le nain rend coup pour coup avec l'énergie du désespoir.

Dans un dernier élan Lifstan s'élève dans les airs, prenant appui sur une borne gravée souvenir d'une ancienne bataille, d'un coup magistral il frappe le Troll à la base du cou, ayant lâché ses dernières forces dans cet assaut il roule sur le sol. Les yeux fermés et les deux genoux au sol il reste plusieurs secondes à reprendre ses esprits, sa lame vient de trancher la tête, il l'a senti, il en est persuadé. Il ouvre lentement les yeux et regarde Torik. Le nain enlève son heaume et sourit "pas mal garçon"... comment un être vivant peut être encore debout après avoir passé plusieurs minutes à encaisser la fureur d'un Troll adulte ? Lifstan vient de voir le lourd marteau déformer l'armure du nain, des coups à assommer un bœuf, des coups mortels pour tout autre que lui pense-t-il. Béran l'attrape par l'épaule et le force à se relever "on nous regarde Lifstan". Derrière eux les villageois osent enfin s'approcher...

Alors que les habitants s'occupent des leurs tombés au combat, trois personnages s'approchent du groupe.
Un vieillard qui parle dans sa barbe se présente sous le nom de Hartwulf (ou Hartwol ou peut-être Haurtwu ? sa voix chevrotante rend ses paroles difficile à comprendre), Ava une jeune femme grande et sèche qui ferait baisser les yeux à de nombreux vétérans prend en main la discussion. Dans son ombre se tient un guerrier qui semble nerveux.

Ava s'adresse à Béran, le béornide du groupe, "Merci seigneur, merci à vous et à vos amis, vous avez sauvé de nombreuses vies aujourd'hui. Une borne sacrée sera gravée pour conter cet exploit et votre bravoure sera encore chantée par l'arrière-petite-fille de mon arrière-petite-fille."

Une discussion s'engage où les personnages apprennent qu'un homme du nom d'Odéric a tué son beau-frère Rathfic, marié à sa sœur Brunhild. Un fratricide, un crime punit de mort sur les terres de Beorn. Odéric n'a pas résisté après son crime, il fut remis à Mérovée et Odo, deux thanes chargés de le présenter à Beorn en personne. Lorsqu'ils apprennent qu'Odéric s'est échappé et qu'il doit être revenu au village les trois habitants semblent surpris, le guerrier du groupe jette des coups d'œil aux alentours comme si le fugitif allait surgir de derrière un buisson.

A leur demande Ava les conduit à la maison d'Helmgut, le père d'Odéric. Ce dernier est allongé sur une paillasse, une hache dans une main, une outre de vin dans l'autre il fixe le plafond sans bouger. A la première question le vieux guerrier rabroue nos héros et les menace de sa hache, les nouvelles de la fuite d'Odéric l'indiffère, l'attaque du Troll l'indiffère, visiblement l'Espoir l'a abandonné. Torik bourre alors une pipe et s'asseyant à côté du vieil l'homme lui allume, Helmgut accepte ce geste d'amitié et après avoir apprécié les arômes de la feuille de Langoulet lui raconte sa version de l'histoire.

"J'ai entendu la petite hurler, j'y suis allé ma hache à la main. Odéric se tenait au-dessus du corps de Rathfic. J'ai frappé la main d'Odéric du plat de ma hache pour qu'il lâche le poignard ensanglanté. J'ai adopté Odéric, je lui ai donné une famille, j'ai tout fait pour élever cet enfant mais il a toujours été colérique. Et aujourd'hui c'est un meurtrier, mon beau-fils est mort et ma fille ne veut plus m'adresser la parole."

Les compagnons laissent le vieil homme à sa peine et se font conduire à la maison de la veuve, Brunhild, par une paysanne du village. Lifstan entre seul pendant que Torik missionne un jeune homme du village pour porter à Cendre le médaillon elfique en Ithildin trouvé dans la ferme détruite par le Troll. Lifstan quand à lui envoi Evoric raconter en détail leur chasse depuis le départ de Rosghobel à Radagast.
La discussion avec la veuve s'engage mal également, aucune approche ne semble fonctionner, à la Courtoisie Brunhild réponds par la froideur, à la Présence par l'indifférence et à la Persuasion par le mépris... Lifstan, qui rappelons le vient de décapiter un Troll n'est pas décider à se laisser mener en bateau par la jeune femme, ses réponses laconiques sonnent comme des mensonges et ses évitements comme des insultes à sa perspicacité. Il se met en colère ! Il s'énerve "Arrête de mentir, tu peux y laisser ta tête ! et celle de ton père !!! et si Beorn est vraiment énervé il peut lui même venir cramer ton putain de village !!!!!"

Brunhild s'effondre alors et raconte ce qu'elle a vu ce soir-là. "Odéric est venu me dire qu'il en avait assez du village et qu'il partait, il m'a demandé de l'accompagner mais j'hésitais. Rathfic est rentré et les deux hommes se sont disputés, j'ai tenté de les arrêter mais Rathfic m'a frappé au visage et je me suis retrouvée au sol. Odéric a cherché à me défendre, ils se sont battus, je ne sais pas lequel a sorti un poignard mais l'arme a fini dans la poitrine de Rathfic. J'ai hurlé et mon père est arrivé."

Lifstan décidé à pousser son avantage "et où est ton frère désormais ?"
"Il a passé l'Anduin vers l'ouest, je pense que jamais il ne reviendra."

Lifstan rejoint alors ses compagnons dans la maison que leur ont attribuée les villageois, la demeure désormais vide d'Odéric.
Une discussion s'engage sur la conduite à tenir. Béran pense que leur mission est finie, le fratricide a quitté les terres des béornides, à quoi bon lui donner la chasse ? Lifstan évoque l'idée qu'il est peut-être temps de discuter avec Radagast des récents évènements : les migrations  des orques, les attaques de Troll en plein jour. Torik est retenu par l'idée que rendre un service à Beorn pourrait leur valoir une faveur à l'avenir. Et dans le silence qui s'en suit certains se demande finalement où est bien passé Caranthir... l'elfe a-t-il abandonné l'Espoir d'unir les peuples libres, l'Ombre aurait-t-elle trouvé le chemin de son cœur et lui aurait fait baisser les bras ?


Torik clôt la réflexion, "et moi qui commençais à me demander s'il n'était pas différent des autres elfes... au lit mes amis la clarté du jour porte conseil".